Tribal - Barnstormers

Barnstormers, en français, signifie quelque chose comme "ceux qui attaquent les granges". Car c'est dans les granges que ces jeunes gens sévissent le plus souvent, à la grande surprise des habitants des campagnes peu habitués à une forme d'expression aussi urbaine. Leur travail les a rapidement rendus célèbres. Quand les Barnstormers se réunissent, l'atmosphère est toujours TRES familiale. Tous ces artistes vivent plus ou moins de leur peinture, ce qui ne les empêche pas de considérer le milieu de l'art new-yorkais avec un regard très critique.
Une fois par an, tout ce petit monde va faire un tour en Caroline du Nord. Là-bas, il y a encore des centaines de granges à peinturlurer. Avec le temps, les agriculteurs et planteurs de tabacs du coin sont pratiquement devenus des fans des Barnstormers. Mais combien y-a-t'il de Barnstormers au total?

Mike Ming
On doit être plus d'une trentaine, si l'on compte ceux qui n'ont fait que passer et ceux qui participent régulièrement depuis le début, le noyau initial. Mais ils sont tous des Barnstormers, on ne fonctionne pas comme un gang ou une clique, personne ne se dit "Je suis meilleur que lui."

Mike est un Barnstormer de la première heure. Son premier amour fut le skate-board. Ce n'est que plus tard qu'il a découvert les joies des bombes de couleur, des crayons et des pinceaux. Son studio, situé sous Manhattan Bridge, est le plus souvent vide. Mike préfère travailler avec ses potes. En tant qu'artiste, quand on est seul, on a plus de chances de se prendre une gamelle.

Mike / Barnstormer
J'ai fait les Beaux Arts parce que j'avais choisi cette école mais je n'avais pas choisi de peindre avec 30 élèves. Après l'école, je me suis dit : "Maintenant, je suis prêt à apprendre". Les Barnstormers ont été ma véritable école et j'ai tout de suite voulu en faire partie.

Edec est un graffeur très connu. Originaire du Bronx, il a démarré dans les années 80. Aujourd'hui, il dirige sa propre équipe de graffeurs: les Inkheads. Il adore travailler avec les Barnstormers qui lui apportent, dit-il, un enrichissement considérable en terme de créativité.

Ease fait partie des Barnstormers depuis deux ans. Il est l'un de ceux qui réussissent le mieux, commercialement parlant. Le prix de ses œuvres se chiffrent en dizaines de milliers de dollars. La calligraphie unique et stylisée de ses graffiti s'adapte aussi bien à la toile qu'à la rue.

Les Barnstormer sont en train de produire la bande-son de leur dernier court-métrage en accéléré qui sortira prochainement en DVD. La famille hippie en pleine crise d'authenticité…D'aucuns diront que musicalement, le style reste très perfectible, mais il y a là une joie de vivre qui fait plaisir à voir.



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