Backstage - Berlin et la musique
De plus en plus de musiciens internationaux viennent s’installer à Berlin. Exemples de pops stars qui ont choisi Berlin pour y vivre et pour y travailler...
Berlin, été 2007. A deux pas de la gare centrale, en plein centre, la première édition du « Berlin Festival » va commencer. La star de l’événement, qui se tiendra dans un stade désaffecté, n’est autre que Peaches, canadienne mais berlinoise d’adoption dont le petit ami est l’organisateur du festival. L’atmosphère est décontractée, tranquille et familiale. Pour un peu, on se croirait à la campagne. Et c’est justement cette ambiance détendue que Peaches apprécie à Berlin. En 1999, elle quitte Toronto et son métier d’institutrice pour Berlin. Et ce n’est qu’ici, dans les clubs underground berlinois qu’elle deviendra Peaches, icône de la musique électro. Un parcours qui rappelle celui de nombreux artistes installés à Berlin.
La chanteuse et DJane anglaise Sue Denim, membre du duo électro-pop « Robots in Disguise » vit à Berlin depuis deux ans. Sue vit à Kreuzberg, LE quartier pluri-culturel et artiste bohème de Berlin. Son appart lui coûte 380 euros par mois. A Londres, elle paierait facilement trois fois plus cher et elle aurait le stress en plus.
Le feeling très particulier de la capitale allemande attire de plus en plus de musiciens de tous les pays du monde. Le chanteur de Bloc Party, Kele Okereke, a vécu ici quelques temps. La chanson « Kreuzberg », sur le dernier album du groupe, témoigne de son attachement pour la ville.
Rufus Wainwright, song-writer canadien, a enregistré son dernier album à Berlin et s’il s’est fendu d’une ballade particulièrement romantique : « Teargarden », en allusion au parc du Tiergarten.
Il y a dix ans, Alec Empire, rockeur noise, a opté pour l’univers pétillant de Londres ; Aujourd’hui, il est de retour à Berlin, sa ville natale, bien qu’il n’y ait pas fait uniquement des expériences positives. Alec aime bien donner des concerts dans des conditions un peu limites, ce qui lui a valu de faire connaissance avec la police berlinoise. Alec apprécie les aspects les plus sombres de Berlin.
Même s’il est dur d’y gagner sa vie, Berlin offre tout ce dont une grande métropole peut rêver : de l’énergie à revendre, une créativité débordante, des clubs et des bistrots qui tournent 24 heures sur 24 et le courage d’assumer sa propre laideur. Chaque jour, des sons nouveaux apparaissent, mais entre-temps ils ne sont plus destinés uniquement à un public d’initiés.
La scène musicale berlinoise est en pleine croissance. Dans quelques années, Berlin pourrait bien devenir, au même titre que Londres, l’une des métropoles européennes de la musique.