Tribal - African Knights
Comme tous les weekends, les cavaliers noirs font du cruising à Ouagadougou. La renommée des voltigeurs et des voltigeuses s'est faite en marge des courses de chevaux, organisées à nouveau dans les rues de la ville après avoir disparu durant sept ans.
La capitale du Burkina Fasso habituellement envahie par les mobylettes et les voitures devient la piste de ces riders sans pot catalytique. Le cheval reprend du poil de la bête au Burkina Fasso. Régulièrement, les black knights, les chevaliers noirs, se retrouvent devant le stade de la capitale. Ils répètent des chorégraphies équestres proposées lors de grands événements nationaux. Ne les comparez surtout pas à des cowboys! Leurs héros, ce sont les Indiens.
Au Burkina Fasso, le cheval est sacré. Il fait la force de l'empire Mossi, qui régne sur le pays du XIIème siècle à la colonisation. Le Burkina connaît le cheval bien avant l'Europe: les purs-sangs arabes s'étaient répandus dans tout le nord et l'ouest du continent africain avant d'être arrêtés par la barrière de la forêt tropicale. La princesse Yennenga, grande cavalière et mère du premier empereur Mossi, Ouedraogo, un terme qui signifie "étalon", rend le cheval indissociable de l'histoire du pays. Il figure même sur ses armoiries.