Close up - James Blunt

Gadoue acoustique ou magnifiques ballades pleines de sensibilité ? Sur James Blunt , les avis sont partagés.

L’Anglais James Blunt est une des shooting stars de l’année 2005. Du coup, sa chanson, au refrain assez lancinant il est vrai, passe un peu trop souvent à la radio au goût de certains.

James Blunt fait partie de ces artistes dont personne n’aurait imaginé qu’il ferait carrière dans la musique. En effet, au départ, rien ne le prédestine à une telle réussite : son père, militaire de carrière zélé, ne s’intéresse pas à la musique. Et il n’a pas hurlé de joie quand, ado, James s’est mis à écrire des chansons. James se retrouve à l’armée. Ce qui lui vaut en 1999 d’être débarqué pour le compte de l’Otan, dans des Balkans en pleine guerre civile. Dans son barda militaire, James n’a évidemment pas oublié sa guitare. A l’en croire, pour la transporter, il a même dû l’attacher à son véhicule blindé de reconnaissance. C’est à cette époque qu’il écrit « No bravery », une chanson sur les conditions de vie dans les Balkans déchirés par la guerre. Après cette mission, il passera encore quelques temps au service de Sa Majesté à Londres, avant de quitter l’armée en 2002 pour se consacrer sérieusement à son travail de songwriter.
A l’automne 2003 James Blunt enregistre à Los Angeles « Back To Bedlam », son premier album. Son producteur s’appelle Tim Rothrock. Linda Perry, la songwriter de Pink , se déclare prête à travailler avec lui.

En matière de lauriers, la presse a sans doute été un peu trop généreuse avec James Blunt, l’ex-capitaine de l’armée anglaise reconverti dans la musique. Certes, il a du talent, mais il est temps qu’il nous ponde un nouveau tube. Sinon, son « You’re Beautiful » risque rapidement de nous sortir par les oreilles.


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