Dream - Busta Rhymes

Depuis quinze ans qu'il casse la baraque, personne n'a pu dicter à Busta Rhymes son plan de carrière. Et aujourd'hui, quelques millions d'albums plus tard, c'est pas près de s'arranger pour le new-yorkais le plus timbré de la planète rap.

Nouvel album
Après trois ans d’absence, le rappeur est à Miami pour présenter à la presse internationale son septième album, "The Big Bang", produit par le label de Dr Dre, la star du rap californien.

Le Tex Avery du rap
Dès le début de sa carrière en solo il y a dix ans, Busta Rhymes impose son univers burlesque à des années lumières du gangsta. Savant mélange entre les dessins animés de Tex Avery, un humour décapant et une rugosité toute jamaïcaine, Busta Rhymes est passé maitre dans l'art de faire le clown sans jamais être pris pour un guignol. En novembre 2005, Trevor Smith, alias Busta Rhymes décide de couper ses dreadlocks et d'en balancer la vidéo sur le Web. Tel un Samson du rap, il portait la coupe rasta depuis son premier contrat à 17 ans.

Trevor Smith, alias Busta Rhymes
Dès sa naissance en 72 dans L'East Flatbush, un quartier de Brooklyn, ce fils d'immigrés jamaicains est bercé par les West Indies et leurs sound system qui paradent chaque année dans les avenues lors du carnaval antillais. En mettant le cap sur les caraibes, son rap festif dynamite l'orthodoxie hip-hop. La carrière de Busta Rhymes décolle après sa rencontre avec deux ténors du hip-hop des 80's: Q-Tip d’A Tribe Called Quest et Chuck D de Public Enemy qui le repère, lui et son groupe, dans une radio de Long Island. Chuck D commence par baptiser son crew "The Leaders of the New school", les maitres de la nouvelle école", puis il trouve son nom de scène à Trevor.

Busta Rhymes : "Chuck D m’a appelé Busta Rhymes parce que je lui faisais penser à un joueur de football américain de l’équipe des Viking en 1985. Busta Rhymes était très aggressif, trés fort et un athlete puissant."

Cognac, gloire et fusillade
En 1996, Busta Rhymes quitte les Leaders of the New School qui ne lui laissaient pas assez de place. Il propulse son propre crew "The Flipmode Squad" et devient un abonné du Top Fifty. Puff Daddy, Erykah Badu, Ozzy Osbourne, Janet Jackson ou Jay Z viennent se frotter à son flow supersonique. Dès 2001, Busta peut tout se permettre, il ne s'en prive pas en rappant à la gloire d'une marque de cognac. Le tube fait décoller les ventes du distileur français aux Etats-Unis. En février dernier, Busta Rhymes s'est fait rattraper par la violence qui ronge le rap US. Son garde du corps Izi Ramirez est tué dans une fusillade qui oppose alors deux rappeurs sur le tournage de son dernier clip "Touch It".

Busta Rhymes : "Je ne pense même pas que le hip hop va continuer à s’étendre, à se développer. Mon problème, c’est la qualité de cette musique. La qualité du rap n'a pas été maintenue au niveau où elle devrait être. Il y a des gens qui considèrent cette culture comme acquise, ils font n'importe quoi, ils n'en n'ont rien à foutre. Comme si leurs actes n’avaient pas de conséquence. Mais on pourrait perdre le rap. Mais qu'est ce qu'on ferait sans lui? "




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