Vision - Cine fantastic belge

Vous pensiez tout connaître de nos voisins belges? Vous aviez tort ! Le plat pays se découvre cinéma aussi riche qu’inquiétant, peuplé de créatures nocturnes et de désirs sacrilèges. Leurs auteurs tirent aussi bien leurs références du surréalisme belge que de l'humour noir, spécialité nationale.

Olivier Smolders
Nuit Noire, le long métrage d’Olivier Smolders, n’est pas sans rappeler l’univers tordu de David Lynch. Tourné en vidéo haute définition, Smolders en est à la fois le réalisateur, le scénariste et le producteur. Olivier Smolders a travaillé avec son frère Quentin sur les effets spéciaux de son film dans le sous-sol de leur maison bruxelloise. C'est là que Quentin, artiste d’art-brut et taxidermiste amateur joue les Gepetto-frankenstein. Les frères Smolders ramassent tout ce qu'il trouvent, que ce soit dans les fôrets ou dans les brocantes bruxelloises. Des objets insolites et ces récits bizzaroïdes alimentent leur imaginaire.

Harry Cleven
On dit de Bruxelles que c’est une ville pleine de mystères et de trompe-l’œil. Cette atmosphère nourrit les réalisateurs comme Harry Cleven. Avant de réaliser son premier film "Abracadabra" en 93, ce liégeois d'origine avait joué les acteurs pour Zulawski ou Godard. Dans son dernier film, "Trouble", sorti l’année dernière avec Benoit Magimel, il explore les faux semblants de l’existence.

Vincent Lannoo
La Belgique, ces dernières années, a défrayé la chronique avec de terribles faits-divers, de Dutroux au dépeceur de Mons. Ces histoires de disparitions mystérieuses et de séquestrations sauvages imprègnent le cinéma Vincent Lannoo. A 35 ans, il a réalisé son premier long-métrage en 2002. Dans "Un Homme Ordinaire", son nouveau film, il se glisse dans la peau du monstre




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