Les "controllerists"

Passer des disques ou envoyer des morceaux depuis un laptop, tout le monde sait faire. Un vrai DJ, c’est autre chose. Les fabricants de jeux vidéo japonais ne l’avaient pas prévu : un DJ de Utrecht, aux Pays-Bas détourne leur matériel à des fins peu orthodoxes. Après les DJs, voici l’heure des Wii-J.

Pendant des années, Timski a travaillé avec vinyls. Quand la Wii est sortie, il a changé de méthode. Ça a l’air simple, mais seuls les vrais geek y arrivent. Timski a beaucoup étudié les techniques musicales. Malgré ça, il lui faut des heures de boulot pour produire quelque chose d’audible.

Timski : « L’un des grands avantages de cet appareil, c’est que l’on peut utiliser les mouvements du corps pour contrôler la musique, on peut vraiment s’exprimer à travers la musique. Ensuite, c’est un appareil sans fil, on peut se balader au milieu des danseurs et continuer à mixer, on peut même aller boire une bière au bar tout en mixant et enfin, on n’a pas besoin de disques ou d’équipement encombrant. C’est très léger. Ça a vraiment beaucoup d’avantages. »

Dernière technique en date de la culture DJ, le « controllerism » est né à New York. Moldover en est l’un de pionniers et l’un des parrains. Jamais des samples de Beethoven, de Metallica ou de Queen n’auront paru si modernes. Tout l’art de Moldover est là. Son « controller » est une fabrication 100% maison. Comme tous les « controllerists », Moldover a assemblé son instrument lui-même. Auparavant, Moldover jouait beaucoup à la guitare. Aujourd’hui, il est surtout DJ. Il met en aussi ligne des méthodes et des vidéos grâce auxquelles on peut apprendre le « controllerism ».

Moldover a grandi dans un bled paumé du nord-ouest de l’Amérique. Il vit à Brooklyn depuis cinq ans. C’est ici qu’il a inventé le terme de « controllerism ».Régulièrement, Moldover organise des soirées à New York. Pour le milieu du controllerism, c’est l’occasion de se réunir. Des ordis, des boutons et même des palettes graphiques. Tout peut devenir un « controller ».
Vous voulez essayer ? Lâchez-vous, mais dites-vous bien que ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air.



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