Interview de la semaine - Gael Garcia Bernal
Propulsé sex-symbol par les magazines people, Gael Garcia Bernal est avant tout la nouvelle étoile du cinéma latino américain.
À 9 ans, cet acteur mexicain enflamme les sitcoms locales avant de brûler la pellicule en 2000 dans le premier film de Alejandro Iñárritu, "Amours Chiennes". Les réalisateurs Almodovar ou Gondry craquent pour ce beau ténébreux qui raffole des rôles caméléons. Comme dans "La Mauvaise Education" où il interprète un travesti. Gael Garcia Bernal a un atout supplémentaire dans son pedigree bien fourni : il est connu pour son engagement politique.
Fidèle du cinéma indépendant mexicain, comme avec "Y Tu Mama Tambien", il est rentré à deux reprises dans les rangers du Che Guevara. En 2006, le réalisateur Iñárritu l'embarque dans "Babel", sa superproduction à 25 millions de dollars, où il joue au côté de Brad Pitt.
À Cannes, Gael est venu présenter son premier film en tant que réalisateur. "Deficit" critique les artifices de la jeunesse dorée de Mexico sur fond de corruption de la classe politique. Une idée fixe.