Close up - Adam Green
Adam Green est Américain, il a 23 ans et malgré un style néo-folk peu spectaculaire, il est la première idole alternative depuis Kurt Cobain. Ses disques se vendent comme des petits pains, et sa tournée actuelle affiche déjà complet. Sa nonchalance naturelle pourrait nous faire croire que le bonhomme est né avec un bon karma. Pourtant il a ramé, comme tout le monde...
A treize ans, sa décision est prise. Son avenir sera sur scène. En 1999, il fonde le groupe « Moldy Peaches », avec Kimya Dawson. Les débuts sont laborieux : ni Kimya ni Adam ne savent tenir une note et encore moins jouer d’un instrument. Par contre, ils sont doués pour s’attirer la sympathie du public en faisant les pitres. A la fin de chaque concert, ils enlacent chaque spectateur. Autre particularité : les textes d’Adam Green sont à la fois énervants, politiques, comiques et romantiques. Pourtant, tout cela est moins improvisé qu’il n’y paraît.
Adam Green : " Je ne veux pas que ça ait l’air trop laborieux. Il faut que ça vienne sans effort, quand on voit un artiste sur scène, on ne veut pas savoir combien d’heures il a passé sur sa chanson, cela doit venir naturellement, comme si ça tombait du ciel."
Adam est encore avec les Moldy Peaches quand il sort, en parallèle, son premier album solo. A cette époque, ses clips sont encore bon marché et il enregistre ses chansons dans son salon.
Adam Green : "Je n’avais jamais enregistré en studio, je ne savais même pas comment ça marchait. Je faisais de mon mieux, chez moi. Avec le matériel que je possédais, j’obtenais un certain son. Je m’étais habitué à cette ambiance sonore, j’y passais beaucoup de temps. Mais il arrive un moment où il faut faire un choix. Les avantages qu’offre un studio pour produire ma musique compensent très largement les inconvénients, comme par exemple le manque d’intimité."
Au niveau commercial, la percée aura lieu en 2003 avec le deuxième album et surtout avec la chanson « Jessica ». La Jessica en question étant en réalité un clone de Britney Spears qui en prend, soit dit en passant, plein le museau. Adam devient le porte-parole d’une jeunesse gavée d’émissions de casting et de pop -guimauve. Depuis, les concerts d’Adam Green affichent complet et il gagne presque autant que les stars fabriquées sur mesure.
Adam multiplie les interviews. On lui demande son avis sur tout et n’importe quoi. Et aussi incroyable que ça paraisse, le public et la presse le prennent totalement au sérieux. Récemment, Adam Green a publier un livre intitulé « Magazine » - qui réunit une série de textes qu’il vendait en marge de ses concerts sous la forme de fanzines.
"Gemstones", son dernier album, vient de se hisser à la quatrième place des charts allemands. Jusqu’ici, la carrière d’Adam est un modèle du genre.