Spéciale Iran incomplète...

Backstage - Hip Hop à la sauce iranienne

Entre Eminem, l’occident et la révolution islamique, le hiphop iranien a trouvé ses marques. Les Iraniens exilés en Grande-Bretagne, des textes critiques, des idées féministes et des beats iraniens en provenance de Berlin.

Ghogha
En persan "agitation" se dit Ghogha. Ghogha est la première rappeuse de la République islamique. Musicalement, cette lycéenne de 17 ans n’a pourtant rien d’une agitée. Dans un pays où la voix des femmes ne pèse pas lourd, Ghogha est indiscutablement une pionnière. Son chemin, elle le cherche dans la musique et ce n’est pas toujours facile. Car officiellement, les femmes n’ont pas le droit de chanter en solo, quelle que soit la forme musicale choisie.





Le milieu artistique iranien

Le milieu artistique iranien, qu’il soit en exil ou pas, s’active particulièrement pour contrer les idées reçues et fatalistes de politique est-ouest. L’art iranien véhicule un message politique, aussi bien au sien de la diaspora qu’en Iran. Depuis plusieurs années s’est créée une mouvance très engagée de vidéastes et d’artistes plasticiens. Leur réflexion porte en grande partie sur l’égalité des sexes et sur les tabous sociaux.

Shirin Neshat
Shirin Neshat est une artiste vidéaste qui vit à New York. A 17 ans, au milieu des années 70, elle quitte l’Iran pour aller faire des études d’art à Los Angeles. 20 ans plus tard, elle retourne pour la première fois dans son pays natal. Elle est choquée par les changements radicaux que le pouvoir a imposé. Un choc qu’elle transpose dans son travail. La place de la femme dans l’Islam, et principalement en Iran, est le thème récurrent de ses installations et de ses photos. En Iran, les œuvres de Shirin sont vivement controversées. En occident, elle est en revanche considérée comme une artistes majeur, notamment pour son talent hors du commun à parler du rapport homme – femme dans l’Islam.

Shirin Neshat : "Les femmes subissent beaucoup plus la pression que les hommes. Il n’y a aucune égalité à ce niveau ni au niveau des lois. Pourtant, malgré ce climat d’inégalité, les femmes iraniennes parviennent à se construire. Les femmes peuvent tirer profit de ces limites, en les contournant avec suffisamment de subtilité. On assiste ainsi à l’émergence d’un nouveau genre de féminisme à « l’orientale » , qui diffère évidemment du féminisme occidental.
Notre culture est beaucoup plus complexe que les Occidentaux ne l’imaginent. Mon travail consiste à montrer la complexité de notre culture aux Occidentaux, mais uniquement d’un point de vue conceptuel, sans forcément reproduire la réalité des choses de manière concrète."





Live - L’ensemble Shanbehzadeh

Tracks vous apprend ce qu’est un nayanban et quel est le son de la musique du sud de la République islamique.




Close up - Barobax

Rencontre avec précurseurs de l’électro iranienne.


Retour au menu Retour à l'historique