Dream - L7
En 1986, les L7 inventaient le concept de grrrl band, le rock féministe inspiré des activistes riot grrrls. Rencontre avec les militantes radicales du rock au féminin.
Sans elles, les Spice Girls n'auraient sans doute jamais entendu parler de Girl Power. Depuis quinze ans, les quatre mauvaises filles des L7 brandissent haut et fort leur étendard, celui du pussy power.
Une grande claque aux machos du rock et un message radical et simplissime : tout le pouvoir aux filles.
Donita Sparks / L7
L7 C'est de l'argot. Ca vient du temps du bebop aux Etats Unis. C'était un mot secret pour designer un square, un carré, quelqu'un qui n'est pas dans le coup. On nous a baptisé L7 parce qu'un L et un 7, ça fait un carré'!
Originaires de Los Angeles, les quatre L7 montent leur groupe en 1986. Elles se lient d'amitié avec Nirvana et les groupe de la scène grunge naissante. Six disques et quinze années plus tard, elles n'en reviennent toujours pas.
En bonnes élèves du punk, les L7 adorent la provocation. En 1994, elles font scandale en exécutant un strip-tease à la télévision britannique. Et le 22 mai 1995, invitées à Cannes sur le plateau de Canal Plus, elles interprètent à leur manière et en direct l'un de leur morceau fétiche, "Questioning My Sanity", je m'interroge sur ma santé mentale". Une question qui méritait en effet d'être posée!
Malgré leur succès, les L7 préfèrent les petites salles, où le contact avec le public est le plus direct.
Sur scène, on y retrouve tous les clichés de la scène grunge, à commencer par le fameux "stage diving", qui fait défiler les adeptes du saut de l'ange à quelques centimètres des guitares du groupe.
Grâces aux L7, les filles ont cassé le monopole des garçons du rock. Elles ont ouvert la voie à toute une nouvelle génération de rockeuses. Avec le Lilith's Fair, elles ont participé aux Etats Unis au premier rendez vous rock 100 % féminin.
Une ligne militante qui ne doit pas faire oublier le principal : L7 reste avant tout l'un des groupes les plus brûlants de sa génération.