Interview de la semaine - Martin Gore / Depeche Mode

Question look
En matière de look, personne n’est allé aussi loin que Martin Gore. Heureusement Depeche Mode rencontre le photographe et réalisateur de clip néerlandais Anton Corbijn qui insufflera au groupe cette fraîcheur intemporelle qui lui manquait. Un look et une cohérence, des albums et des clips à l'indentité visuelle marquée, tout ça Depeche Mode le doit donc à Anton Corbijn.
Dave Gahan est l’un des plus grands performeurs de la scène musicale , mais c’est aussi l’un des plus fous. Durant les années 90, suite à une overdose, il flirte pendant quelques minutes avec le panthéon des musiciens fauchés en pleine gloire.

Identité musicale
Aujourd’hui, Depeche Mode sort le premier single écrit par Dave Gahan. Le titre est aussi beau qu’insolite "Suffer well" ( Souffre bien). Un titre qui ressemble à s’y méprendre à du Martin Gore. Et c’est moins étonnant qu’il n’y paraît.

Martin Gore: "Quand on rentre en studio, le matériel que j’apporte est souvent complètement transformé, celui de Dave également et ils passent dans une espèce de mixer Depeche Mode. Ben Hiller, notre producteur, a beaucoup contribué à la sonorité de l’album et à sa cohérence. Je n’ai pas été surpris de voir que les morceaux de Dave s’intégraient si bien."

Reprise de Johnny Cash
En matière de souffrance existentielle, Johnny Cash est le maître incontesté. Avec lui, c’est tout ou rien, la vie ou la mort, l’enfer, la damnation, les perditions et bastons en tous genres. Et parfois il est question de dieu. Depuis que Johnny Cash a repris « Personal Jesus », Depeche Mode a dépassé le cadre de la simple musique pop.

Martin Gore: "Quand on fait une reprise, je trouve qu’il faut en faire autre chose. C’est ce qui m’a plu dans cette version de Cash. Elle exprimait une véritable spiritualité très différente de notre version."



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