Vibration - Noise
La nouvelle thérapie du cri primal s’appelle la "noise". Un genre à part, dont les fans se retrouvent au festival No Fun à Brooklyn.
La noise ne passe pas à la radio ni à la télévision. Le genre vit de performances publiques. Une représentation dure en moyenne 20 minutes et elle ne consiste généralement qu’en un seul et unique morceau. Tout ce qui fait du bruit est bon à prendre. Un vieux magnétophone ou un violon aux cordes d’acier. Même des poubelles en ferraille peuvent servir d’instruments de musique. Une fois par an, la famille internationale de la noise se retrouve pour trois jours à Brooklyn, à l’occasion du festival No Fun. L’occasion de se retrouver entre artistes, mais aussi d’échanger des infos sur les projets des uns et des autres et de parler des dernières trouvailles en terme de matériel.
Pour les collectionneurs de disques, les concerts de noise sont l’occasion de quelques trouvailles. Car certains albums ne sont en vente qu’à ces moments-là. La plupart de ces disques ne sont distribués qu’en tirage très limité. Même les groupes de noise les plus connus ne font éditer leurs albums qu’à une trentaine d’exemplaires. Et plus c’est rare, plus c’est fou.
Début avril, Dominik Fernow aka Prurient a ouvert son magasin de disques. « Hospital Records » est la première boutique des USA à ne vendre que de la noise. Même dans une ville comme New York, l’endroit est une curiosité. Autrefois, seuls les fans de noise ou les punks s’y seraient intéressés. Mais aujourd’hui, les clients viennent d’horizons les plus divers. Pourtant, la noise ne fonctionne vraiment qu’en live, quand les fréquences basses se vrillent dans le corps et effacent toute forme de pensée. La noise a tous les droits. La seule règle, c’est qu’il n’y a aucune règle et ça, c’est plutôt punk.