Suicidal Tendencies

À cause d'eux, le punk a viré pop. Rencontre avec des suicidaires heureux de vivre!

Skate, punk et palmiers! En 84, le chanteur Mike Muir et son groupe Suicidal Tendencies réalisent un exploit ! Invités du feuilleton "Deux Flics à Miami", ils réussissent à concilier hardcore et dress code "pastel". Alors qu’ils sont en piste pour être les rois du hardcore californien, les Suicidal Tendencies se font hara-kiri avec cette seule apparition.

Formés en 82 à Venice près de Los Angeles, les Suicidal Tendencies font une entrée toute aussi fracassante que le FBI dans la scène hardcore avec leur titre "I Shot Reagan" : "j'ai flingué Reagan". Le problème, c'est que deux ans plus tôt, le président des Etats-Unis a vraiment échappé à un attentat. Alerté, le FBI leur colle une interdiction de jouer en Californie qui court jusqu’en 91. Malgré cette mise au ban, le groupe Suicidal Tendencies peut toujours compter sur sa horde de Fans, surnommée les Suicidal Maniacs. Disséminés sur toute la Planète, ils sont encore au rendez-vous 25 ans plus tard à l’Elysée Montmartre de Paris. Et comme au premier jour c’est toujours « War Inside My Head », « la guerre dans ma tête ».

Malgré l’interdiction, les Suicidal Tendencies reviennent sur le devant de la scène dès 87. Leur album "Join The Army" fusionne punk et thrash métal. La recette fait mouche et propulse le groupe dans les charts jusque sur MTV. Leur skatepunk ouvre autant la voie aux militants comme Rage Against The Machine qu’aux Jackasseries en chemises Hawaï de Sum 41.

"Être là aujourd’hui, c’est un peu être comme un groupe de pote qui ont la quarantaine et qui se font un foot au parc du coin, pour le fun. Personne ne pense à gagner la coupe du monde, on s’amuse c’est tout. C’est un match du Dimanche, c’est un peu ça la musique pour nous." Mike Muir



Retour au menu Retour à l'historique