Les superwomen de New York
Les New-Yorkaises sont sexy, indépendantes et créatives. Mythe ou réalité ? Réponse avec Au Revoir Simone, Princess Superstar et Nomi, la nouvelle star du RnB.
Debbie Harry
Debbie Harry fut la chanteuse de l’un des groupes new-yorkais les plus célèbres et les plus influents : Blondie. Avec un son associant le punk, la new wave, la pop et le disco, elle s’est imposée tout d’abord dans l’underground new-yorkais puis dans le reste du monde. Et ce malgré des critiques initiales qui lui reprochaient d’être trop blonde et trop jolie. Debbie Harry illustre parfaitement une autre caractéristique des femmes new-yorkaises : la capacité à encaisser les coups et à se relever sans se détourner de ses idéaux.
Nomi
Le Rockwood Music Hall, dans le quartier de Lower East Side. Nomi est au début de sa carrière, mais elle vise le haut de l’échelle. Ses modèles sont exclusivement des New-yorkaises. Nomi a grandi au fin fond de Brooklyn… dans un environnement familial 100 % féminin, un appartement d’une pièce, où elle vivait avec sa mère et sa grand-mère. Cette année Nomi a sorti son premier CD et elle est partie en tournée avec Antony and the Johnsons.
Au Revoir Simone
Pour se lancer dans la musique, Heather, Erica et Annie se sont, elles aussi, inspirées d’exemples féminins dans leurs familles respectives. Leur groupe, "Au Revoir Simone", vient de sortir son deuxième album. Elles ont déjà joué en Europe, et au Japon, elles sont presque des stars. Toutes les trois ont fait leurs débuts dans d’autres groupes, avec des garçons. Mais les mecs manquent d’orgueil, disent-elles. Aux débuts de "Au Revoir Simone", certains les prenaient pour des gentilles petites nanas, un peu déjantées mais facilement malléables. Et pour la pochette de leur premier album, leur maison de disque n’a pas hésité à leur demander de se laisser photographier en bikini. Elles ont refusé.
Princess Superstar
Voilà 12 ans qu’elle est dans le business de la musique et, à 32 ans, elle est aujourd’hui l’un des DJs les mieux payés de la ville. Le succès des New-yorkaises tient à un facteur simple : dans leurs domaines respectifs, elles sont pros.