Marketing viral
Le bouche à oreille est la forme de pub la plus ancienne qui soit. C’est aussi un concept simple redécouvert ces temps-ci par une industrie de la musique en panne d’inspiration. Dans le langage actuel, ça s’appelle le "marketing viral".
Les spots de pub dans les chaînes musicales et les affiches, ça finit par lasser. C’est pourtant avec ces méthodes que l’industrie de la musique essaie de vendre ses disques. Un peu limite, à une époque où les téléchargements sont gratuits et où les bénéfices du business de la musique sont en chute libre. Mais les choses bougent, et dorénavant, les messages de pub devraient nous parvenir de manière un peu plus subtile.
Annonce SMS pour concert gratuit
Par exemple avec une bonne campagne marketing par sms. Cet hiver une société proposait un concert gratuit de Placebo, à certains de ses clients, avertis par texto. A part ces SMS, l’opération était rigoureusement secrète. Mais par le bouche à oreille, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Le markting viral, c’est ça. Pour l’opérateur de téléphonie mobile, la joie des fans et l’image du groupe sont un excellent coup de pub.
Le bouche à oreille
Une agence de pub berlinoise, a, elle aussi, essayé d’innover en matière de marketing. Elle envoie régulièrement des infos sur les nouveaux groupes à un panel de dix mille jeunes. Ceux-ci se sentent terriblement dans le coup et s’empressent de faire tourner le moulin du bouche à oreille. Markus Kühn : "A la base, je trouve que le bouche à oreille est le meilleur outil de marketing qui soit. L’élément décisif, c’est que la personne qui reçoit le message publicitaire, le reçoit généralement de la part d’un ami, donc de quelqu’un en qui elle a confiance. Il y a une communication directe qui se démarque très fortement des 4000 messages de pub qui nous inondent au quotidien. Dans ce cas précis, on a un lien direct avec celui qui émet le message."
Buzz ou marketing viral?
Le marketing viral pourrait bien modifier le marché de la musique. Bientôt, les fans n’auront même plus le loisir de découvrir un groupe par eux-mêmes. En effet, qui sait si derrière les conseils d’un copain ne se cache pas une stratégie sournoise de marketing ? Les vrais fans n’hésitent d’ailleurs pas à surpasser les espérances des agences de pub. Au lieu de se contenter de distribuer des autocollants, ces lycéens de Stuttgart se sont offerts une virée en slip à travers le métro pour faire parler de leur groupe préféré "Gods of Blizz". Effet impayable, au sens propre comme au figuré.