Irvine Welsh : Trainspotting, le retour

Avec Trainspotting, adapté au cinéma par Dany Boyle en 96, l’Ecossais Irvine Welsh devient une star et l’écrivain culte de la génération ecstasy.

Vingt ans plus tard, sa bande de junkies ressurgit dans « Porno » paru en 2002 en Angleterre et publié cette année en France. Leur nouvelle drogue : le sexe, un monde à explorer. Il précise même, ouvrez les guillemets : « l’anus est la dernière frontière sur cette terre » .

Né à Edinburgh en 58, Irvine Welsh fuit l’école à 16 ans et enchaîne les petits jobs. L’auteur de "Trainspotting", "The Acid House" ou "Ecstasy", se retrouve en 77 à Londres en pleine vague punk. Il joue dans des groupes, se défonce, puis devient … agent immobilier. Welsh se croit alors rangé. C’est sans compter avec l’acid house qui déboule de Manchester dans les années 80. Irvine flashe sur la culture rave et plonge dans l’ecstasy. Welsh fait son beurre avec ses histoires de losers. Touche à tout, il réalise des courts-métrages, signe une série télé, voit certaines de ses nouvelles telle « The Acid House » adaptées au cinéma et joue les figurants dans les clips de ses amis comme Primal Scream. Pour Irvine Welsh, le porno c’est une vraie aventure humaine.

« Les gens qui travaillent là-dedans, les acteurs du porno, d’abord on peut penser qu’ils sont intéressés par le sexe, qu’ils font ça pour le sexe, pour avoir ces orgies sexuelles et les filmer. Ensuite, on peut se dire qu’ils sont intéressés par l’argent, qu’ils font de l’argent avec. Mais je crois qu’en fait, quand on se penche sur la question, ce n’est pas qu’on fasse beaucoup d’argent dans la pornographie, et ce n’est pas non plus qu’on y pratique une sexualité très satisfaisante, parce qu’il s’agit plus de représenter le sexe que de le faire vraiment. Je pense qu’il s’agit plutôt de trouver une communauté. Il s’agit de gens sans emploi qui tentent de trouver quelque chose qui puisse avoir un sens pour eux. »


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